vendredi 22 juin 2012

 

Le Nouvel Ange Conducteur

ou

Recueil des prières les plus propres à inspirer de la dévotion






Je vous adore comme mon premier principe,
je vous désire comme ma dernière fin,
je vous remercie comme mon bienfaiteur continuel,
je vous invoque comme mon souverain défenseur.


J’adore ce sang précieux que vous avez répandu pour tous les hommes,
et j’espère, ô mon Dieu !
Que vous ne l’aurez pas versé inutilement pour moi


Soyez dans mon esprit, afin que je connaisse tous mes péchés ;
 soyez dans mon cœur, afin que je les déteste ;
soyez dans ma bouche, afin que je les confesse et que j’en obtienne la rémission.


               
   Mon esprit aura une si haute estime de vous,
qu’il regardera tout ce que le monde a de plus grand comme des ordures. 


Me voici à vos pieds, ô mon adorable rédempteur !
Pour vous conjurer d’y apporter remède, et pour vous demander ma conversion.
Convertissez-moi ; employez, s’il vous plaît,
 la puissance de votre bras pour me retirer
et m’aider à sortir de cet abyme de péchés où je me vois plongé.


L’homme comparé à vous, n’est qu’un assemblage d’erreurs,
d’infirmités et de faiblesses. 


Je m’accuse devant vous, ô mon Dieu !
De tous les péchés dont je suis coupable ;
 je m’en accuse en présence de Marie la plus pure de toutes les Vierges,
 de tous les Saints et de tous les fidèles,
parce que j’ai péché en pensées, en paroles, en actions,
en omissions, par ma faute, oui par ma faute, et par ma très-grande faute.



Je conjure la très-sainte Vierge et tous les Saints de vouloir intercéder pour moi.



Je sens dans mes flancs une ardeur qui me consume :
 je n’ai aucune partie saine dans mon corps. 
 J’ai été conçu dans le péché dès le sein de ma mère.


Est-il possible que pour un moment de plaisir,
 je puisse consentir à vivre toute une éternité dans les supplices ?

                 
           Je suis votre victime, ne m’épargnez point ;
                 j’accepte de bon cœur
                 toutes les croix qu’il vous plaira de m’envoyer,
                 je les bénis ;
                 je les reçois de votre main, je les unis à la vôtre.


Châtiez-moi en père charitable,
Coupez, tranchez, brûlez-moi dans cette vie mortelle.


Brisez vous-même mon cœur en autant de pièces qu’il a commis de péchés,
et que ma vive douleur me dessèche jusque dans la moelle de mes os :
si vous n’êtes pas encore satisfait, faites-moi souffrir toutes les misères,
toutes les afflictions qu’il vous plaira.



J’accepte enfin la réduction de mon corps en poudre et en cendre,
et qu’il soit la pâture des vers, en punition de l’amour désordonné
que j’ai eu pour mon corps.
O poudre ! ô vers ! 
Je vous reçois, je vous chéris et vous regarde comme
les instruments de la Justice de mon Dieu.

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